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COP21 – J6 – « Action day : nous devons, nous pouvons, nous le ferons »

5 décembre 2015 - COP 21
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Alors que la première phase de négociations s’achève aujourd’hui pour laisser place aux discussions ministérielles la semaine prochaine, ce samedi était consacré aux actions sur le terrain du programme d’actions Lima-Paris. Une journée au Bourget pour donner la parole aux porteurs de projets, aux acteurs engagés.


« Seul on peut aller vite, mais ensemble, on peut aller loin et même aller très loin, ça semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse ». Cette phrase de Nelson Mandela, citée par la ministre Ségolène Royal, résume bien l’état d’esprit de la journée. Il s’agissait de restituer les actions engagées par tous les acteurs – ONG, citoyens, entreprises, collectivités locales...- du programme d’actions Lima-Paris.

En savoir plus sur le programme Lima-Paris dont le slogan est : « we must, we can, we will ».

« Cette journée d’action n’est pas un point d’arrivée mais un point de départ »
Ségolène Royal, en ouverture de la journée s’est montrée résolument optimiste : « j’ai des bonnes nouvelles » a-t-elle déclaré : « nous avons des solutions et elles sont efficaces… (…) la croissance verte crée de l’emploi (…). Tout le monde peut et doit agir, c’est un langage universel. (…). Toutes les actions sont gagnantes/gagnantes. (…) Pour moi, cette journée d’action n’est pas un point d’arrivée mais un point de départ. ».


Le Président de la République française, François Hollande, a clôturé la journée de l’action
du programme d’actions Lima-Paris avec Ban ki-moon, secrétaire général des Nations Unies.

 

Du ciel, de la terre et des Océans
Sur le modèle du stand up américain, trois journalistes invitaient sur la scène des acteurs engagés pour l’environnement. Témoignages et films de présentation ont permis d’appréhender toute la dimension du changement climatique et des solutions à travers le monde.

Vu de l’espace, des astronautes, en direct de la station spatiale internationale ont témoigné de leur vécu du changement climatique en observant du ciel, les eaux polluées, les forêts en feu et la calotte glacière en danger. « La planète nous envoie la facture » a souligné Johan Rockström, directeur exécutif au Stockhom Resilience Centre.

Vu du sol, Winnie Byanyima, directrice exécutive d’Oxfam international est venue parler des femmes en Ouganda qui passent 40 milliards d’heures par an à chercher de l’eau pour survivre.

Vu des océans, Yolanda Kakabadse Navarro, présidente de WWF international, tout en rappelant que l’océan était beaucoup plus grand que la terre a appelé à la création d’aires marines protégées : « la protection est la meilleure des polices d’assurance » a-elle conclu.

D’Haïti à Séoul, en passant par le Sénégal

En rassemblant à la tribune des personnalités très diverses, les organisateurs ont tenu à montrer la diversité des initiatives et des solutions. Beaucoup d’actions locales ont été présentées, prouvant que le développement durable combine avant tout le global et le local.

Revues de présentation de quelques initiatives :

L’appel de Sean Penn pour la reforestation en Haïti. L’acteur a présenté son projet de reforestation en Haïti, après le séisme de 2010. « Nous vivons une période passionnante. Quand on a trop de choix, c’est le chaos. Quand on a plus le choix, c’est la clarté qui l’emporte. Le moment n’est plus au rêve mais à l’action » a-t-il expliqué « nous le devons à nos enfants ».

Prévenir et informer les populations. Annick Girardin, secrétaire d’État au développement et à la francophonie, a présenté le projet CREWS, un dispositif d’alerte précoce des intempéries dans les États insulaires. L’objectif est de financer et d’installer des stations météo et des radars pour anticiper, informer et mettre à l’abri les populations.

Des chèvres au secours du Sénégal. Le président de la région Fatick au Sénégal, Abdoulaye Sene, a fait part d’un projet original, soutenu par la région Poitou-Charentes : l’élevage intensif des chèvres, « robustes et productives », selon ses termes. Ce type d’élevage, avec des fromageries modernes, permet d’apporter aux populations une sécurité alimentaire, avec moins de pression sur les ressources végétales.

Les citoyens sont l’énergie de Séoul. Pour le maire de Séoul, Park Wonsoon, rien ne vaut la démocratie participative. La transition énergétique passe là-bas par une participation active des habitants. Le projet « une centrale nucléaire en moins », consiste à développer autant les énergies renouvelables qu’à faire des économies d’énergie. C’est ainsi que les citoyens de la ville sont propriétaires des centrales solaires.


 

 

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