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L’océan s’invite à la COP21

3 décembre 2015 (mis à jour le 10 décembre 2015) - COP 21
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« L’océan sera ce que nous en ferons » conclut Ségolène Royal, sous une salve d’applaudissements en ouverture du forum océan et climat lancé jeudi 3 décembre, à 11h, dans les espaces Générations climat du Bourget.


La ministre vient de rappeler quelques-uns des engagements déjà annoncés la veille :

  • le dépassement par la France, dès 2016, de son objectif de 20% de ses eaux territoriales couvertes par au moins une aire marine protégée ;
  • l’interdiction en France des sacs plastique à usage unique à partir du 1er janvier 2016 ;
  • la demande de la France de généraliser à l’international un système obligatoire de surveillance, de déclaration et de vérification des émissions de CO2 par le transport maritime ;
  • l’invitation faite à tous les Etats d’adopter une réglementation ambitieuse pour protéger les écosystèmes marins profonds ;
  • l’avancement du rapport spécial du GIEC sur l’océan.

Un océan en bonne santé, un climat protégé

Les auditeurs sont venus nombreux dans l’amphithéâtre Nelson Mandela, pour cette cession d’ouverture. Vladimir Ryabinin, secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco, rappelle l’objectif de ce forum organisé pendant la COP21 et de son initiateur, la plateforme océan et climat : « Nous avons décidé qu’il fallait mettre les océans au cœur des négociations de la COP21. Il faut donner une voix à l’océan, comme l’a dit Ségolène Royal. » Biliana Cicin-Sain, présidente de l’organisation Global Ocean Forum ajoute : « L’idée est de mobiliser les parties prenantes sur l’importance de l’océan dans la régulation du climat. Plus de 50 % de la population de la planète vit sur le littoral. Nous devons être sensibilisés pour anticiper. J’ai l’espoir que cette plateforme et cette mobilisation se prolongent au-delà de la COP21 ».

La plateforme, officiellement lancée en juin 2014 par des acteurs de société civile et de la recherche, réunit des associations, des ONG, des scientifiques et des acteurs de l’économie. Travaillant à cette sensibilisation depuis de nombreux mois, ils sont venus avec un plaidoyer « pour intégrer l’océan dans le futur régime climatique », décliné en quatre volets :

  • atténuation  : réduire les émissions de gaz à effet de serre et préserver les écosystèmes marins ;
  • adaptation  : développer des stratégies d’adaptation pour les écosystèmes et les populations les plus vulnérables ;
  • science  : encourager la recherche et diffuser les connaissances scientifiques sur les interactions entre océan et climat ;
  • financement  : flécher des fonds spécifiques pour l’océan.

Des enjeux vitaux

Des enjeux vitaux alors que l’océan nous fournit des services écologiques fondamentaux, dont celui de régulateur du climat.

Il absorbe plus de 90 % de la chaleur générée par les activités humaines et environ 30 % des émissions de CO₂, tout en générant près de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Dans le même temps, les écosystèmes marins subissent d’importantes pressions : dégradation des milieux naturels, surexploitation des espèces, pollutions d’origines terrestre et marin et introduction d’espèces exotiques envahissantes, auxquelles viennent s’ajouter le changement climatique et ses conséquences. La capacité de l’océan à s’adapter au changement climatique et à jouer son rôle de régulateur écologique et climatique au niveau planétaire dépend pourtant de la bonne santé des écosystèmes marins.

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