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La vallée de la Risle et le marais Vernier : nouvelle zone humide d’importance internationale

18 décembre 2015 (mis à jour le 22 décembre 2015) - Eau et biodiversité
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La France a désigné le Marais Vernier et la Vallée de la Risle maritime comme sa 44e zone humide d’importance internationale, le 18 décembre 2015. Par son rôle d’amortisseur du changement climatique, cette zone va contribuer à atténuer le réchauffement climatique.


Le site, couvrant plus de 9,500 hectares en Haute-Normandie, est un grand complexe estuarien composé de marais alluvionnaires, vasières, eaux estuariennes, rivières et tourbières .A l’occasion de la réunion du Groupe national pour les milieux humides le 18 décembre dernier, une nouvelle zone d’importance internationale au titre de la Convention de Ramsar* sur les zones humides a été désignée : le site du Marais Vernier et la Vallée de la Risle maritime (Eure). Porté par la Communauté de communes de Quillebeuf-sur-Seine et par le Parc naturel régional des Bouches de la Seine normande, ce nouveau site s’étend sur plus de 9 600 hectares. Il comprend :

Le marais Vernier

Cette zone accueille le plus important gisement de tourbe de France. Sa proximité avec l’estuaire de la Seine et sa taille (4 500 hectares) en font l’une des plus vastes zones humides de la Vallée de la Seine ;

Crédit photo : Jean-Philippe Siblet MNHN

La Risle maritime,

Zone de transition entre eaux salée et eaux douces, qui présente un intérêt fort pour l’accueil de populations en migration ou la reproduction de certaines espèces.

Voir la fiche complète de ces sites sur le site Ramsar

Crédit photo : Communauté de Communes de Quillebeuf-sur-Seine

Les milieux humides, amortisseurs du changement climatique

Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations.

En tant que puits de carbone naturels, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global. De manière générale, le carbone est séquestré par la végétation, via la photosynthèse. De plus, à condition qu’elles ne soient pas dégradées, les tourbières ont un rôle primordial : la transformation progressive de la végétation en tourbe accumule pendant des milliers d’années des quantités importantes de carbone.

Le saviez-vous ?

À l’échelle mondiale, les tourbières ne couvrent que 3 % de la surface terrestre mais stockent deux fois plus de carbone que les forêts (30 % de la surface terrestre).
 

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