Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

  • Agrandir la taille du texte
  • Réduire la taille du texte

Le contrôle de pollution des véhicules a démarré à Montlhéry

2 octobre 2015 (mis à jour le 7 octobre 2015) - Énergie, Air et Climat
Imprimer

Ségolène Royal, en déplacement à l’autodrome de Linas-Montlhéry jeudi 1er octobre, a assisté aux premiers essais de contrôle de pollution des véhicules pour vérifier s’il y a des écarts significatifs entre les émissions réelles et les chiffres annoncés par les constructeurs. L’objectif est de contrôler une centaine d’automobiles sur le territoire national, de façon aléatoire, d’ici la fin de l’année. Cela fait suite aux révélations en septembre d’une fraude sur la réalité de la pollution de véhicules diesel de la marque Volkswagen.



Le contrôle de pollution des véhicules a... par FranceEcologieEnergie

Défense du consommateur et fiabilité des informations

Dans les locaux du laboratoire de l’UTAC (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle), service d’homologation des véhicules, la ministre a présidé la première réunion de la commission d’enquête approfondie sur les émissions de polluants des voitures. La commission sera composée d’associations, de parlementaires et d’experts. « Il y a plusieurs objectifs : d’abord la défense du consommateur, ensuite la fiabilité des informations qui ressortiront de cette enquête et enfin la transparence des résultats, a expliqué la ministre en soulignant que c’est la première fois qu’un pays […] met en place un système scientifique de contrôle pour identifier s’il y a des équipements frauduleux sur un véhicule. »

Des tests sur piste

Des premiers tests ont été ensuite réalisés sur la piste de Montlhéry (où se déroulaient jusque dans les années 1990 des courses automobiles) sur une Peugeot 208 blanche. L’idée est d’abord d’expérimenter les tests sur 10 véhicules d’une société de location, pour ensuite corriger et généraliser la méthode sur les 90 suivants. La méthode consiste à réaliser des tests de pollution en laboratoire sur tapis roulants, puis sur le circuit de Montlhéry pour s’approcher le plus possible des conditions réelles d’utilisation des véhicules. Il faudra environ deux semaines pour contrôler un véhicule. Les premiers résultats devraient être connus dans quelques semaines.

La mise en place de la commission et des tests aléatoires sur des véhicules circulant en France fait suite à l’affaire Volkswagen. Le constructeur allemand a reconnu en septembre avoir équipé 11 millions de véhicules dans le monde, dont près d’un million en France, d’un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution.

Imprimer