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Les entreprises françaises de la croissance verte s’exportent en Chine et en Corée

2 novembre 2015 (mis à jour le 6 novembre 2015) - Énergie, Air et Climat
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Du lundi 2 au mercredi 4 novembre, Ségolène Royal participe aux visites d’Etat du président de la République en Chine et en Corée. A Pékin, la première étape du déplacement est l’occasion de faire avancer la coopération entre la France et la Chine en vue de la COP21, à travers la signature d’une déclaration sur le climat entre François Hollande et Xi Jinping. 17 nouveaux contrats commerciaux et de coopération ont également été signés avec des entreprises françaises en Chine et en Corée.


Signature d’une déclaration franco-chinoise sur le climat

A Pékin, la rencontre entre le président Hollande et le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a donné lieu à la signature d’une déclaration sur le climat. A un mois de la Conférence Paris Climat 2015 (COP21), cette déclaration réaffirme une coopération solide, et la volonté commune de la France et de la Chine d’arriver à un accord ambitieux et juridiquement contraignant.

Lire la déclaration complète ici

17 contrats commerciaux et de coopération ont été signés

Lors de la visite officielle en Chine et en Corée, plus de 30 responsables des entreprises et organismes français du domaine de l’énergie et de l’environnement accompagnaient le Président.

17 contrats commerciaux et de coopération ont été signés, représentant à terme, 30 milliards d’euros.

Pour Ségolène Royal, l’excellence française dans le domaine de la croissance verte et de l’énergie est ainsi reconnue par les autorités chinoises et coréennes qui ont marqué leur intérêt pour ce savoir-faire et ont appelé à développer des partenariats.

Cette opportunité constitue un atout considérable pour notre pays mais également un des leviers de sortie de crise. La croissance verte permet de créer de nouveaux emplois en France.

Voir le détail des engagements et contrats signés

Visite de l’usine d’épuration et de valorisation des déchets de Chôngqing

Lundi 2 novembre, Ségolène Royal et François Hollande ont visité l’usine de traitement des eaux urbaines de la ville de Chongqing, qui met en œuvre des techniques françaises innovantes dans le domaine du traitement de l’eau.

Le site de Tangjiatuo de Chongqing gère le traitement des eaux usées d’un million d’habitants de la ville, avec une capacité de 400 000 m3 d’eaux usées par jour. Ce site a été conçu par Suez environnement dans le cadre d’une collaboration avec les entreprises et autorités chinoises.

240 tonnes de boues par jour sont séchées et compactées pour être valorisées en combustibles de substitution utilisés ensuite par une cimenterie de Chongqing. Les boues deviennent ainsi des ressources énergétiques.

Par ailleurs, l’énergie générée par le rejet des eaux usées après traitement, dans la rivière Yangtsé située en contrebas, permet, grâce à une turbine, de récupérer et de couvrir plus de 20% de la consommation énergétique de la station, limitant ainsi également l’émission de carbone.

Des digesteurs permettent de produire du biogaz à partir du procédé de traitement. Ce biogaz remplace une partie du gaz naturel utilisé pour le traitement des boues.

L’ensemble des solutions mises en place permettent ainsi à l’usine de produire la majorité de l’énergie nécessaire à son fonctionnement, réduisant ainsi significativement l’impact carbone de l’installation.

Appel à projet de démonstrateurs industriels dans le domaine de la qualité de l’eau

Dans le cadre du programme « économie circulaire » des programmes des investissements d’avenir de l’ADEME, Ségolène Royal rappelle qu’elle a lancé en 2015 un appel à projet de démonstrateurs industriels dans le domaine de la qualité de l’eau. La clôture intermédiaire de l’appel à projets est fixée au 16 novembre 2015.

L’appel à projet vise à financer des démonstrateurs de la technologie française afin de développer des solutions innovantes dans les domaines suivants :

  • La consommation d’énergie des filières eau et boues ;
  • La production d’énergie par récupération des énergies fatales et valorisation de la biomasse ;
  • Le traitement des micropolluants ;
  • La valorisation matière sous différentes formes : engrais, matières fertilisantes.

Les projets doivent amener à une mise sur le marché de produits ou services à l’horizon de 2 à 5 ans. Il s’agit de soutenir des solutions innovantes portées par des entreprises, en accompagnant la phase de validation industrielle en vue de crédibiliser les solutions proposées. En savoir plus

Crédits photo Une : Elysée
 

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